La 23e conférence annuelle des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été lancée le 6 novembre à Bonn, en Allemagne (COP23). Le même jour, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a rapporté qu’il est très probable que 2017 sera l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées, avec de nombreux événements à fort impact incluant des ouragan catastrophiques et des inondations, des vagues de chaleur débilitantes et des sécheresses. Les trois dernières années ont toutes été les années les plus chaudes jamais enregistrées, ainsi que la période 2013-2017 qui devrait être la période de cinq ans la plus chaude. La huitième édition du rapport Emissions Gap du Programme des Nations Unies pour l’environnement, publié juste avant la COP 23, constate que les engagements nationaux ne permettent d’obtenir qu’un tiers de la réduction des émissions requise d’ici 2030 pour atteindre les objectifs climatiques. Enfin, M. Petteri Taalas, Secrétaire général de l’OMM, a déclaré à la conférence de Bonn qu’il voyait peu de probabilités que la tendance au réchauffement soit inversée à court terme : « Cette tendance devrait se poursuivre au cours des 50 prochaines années. Dans ce système, une fois qu’on atteint un certain niveau, cela ne baisse pas rapidement. »

Une attente intéressante de la conférence de Bonn concerne les villes des États insulaires tropicaux, menées par Fidji, qui envisagent de s’associer à des villes comme New York et Malmö pour lutter contre la montée des niveaux des mers et d’autres menaces liées aux changements climatiques. Un échange accru d’expériences pourrait contribuer à lutter contre les impacts de la montée des niveaux des mers. Pendant la conférence, qui durera jusqu’au 17 novembre, nous attendons tous des solutions, des décisions et des mesures qui visent une ambition plus importante et plus rapide ensemble.