Aperçu du projet
Le PAC Italie a été mis en œuvre dans trois régions côtières — l’Émilie-Romagne, la Sardaigne et la Toscane — sélectionnées à la suite d’une étude de faisabilité nationale associant toutes les régions côtières italiennes. Ces zones représentent une diversité de défis et d’opportunités côtiers et ont été choisies pour leur potentiel à servir de modèles de gestion intégrée aux niveaux régional et national. Parmi les principaux défis, le projet s’est concentré sur plusieurs questions liées à la gouvernance, notamment :
- Absence d’une autorité centrale ou d’un organisme dédié à la gestion côtière – absence d’une loi nationale sur le littoral
- Gouvernance fragmentée entre les secteurs (par ex. environnement, agriculture, pêche, tourisme, infrastructures)
- Mise en œuvre sectorielle de la gestion côtière avec une intégration limitée
Ces défis institutionnels nécessitaient une approche coordonnée et intersectorielle conforme au Protocole GIZC et à la Recommandation de l’UE relative à la GIZC (2002).
Objectifs principaux
Le projet visait à promouvoir les stratégies nationales de GIZC et à tester des pratiques de gestion intégrée des zones côtières dans un contexte multi-régional. Ses objectifs stratégiques comprenaient :
- Mettre en œuvre le Protocole GIZC et les principes de la Recommandation de l’UE relative à la GIZC
- Améliorer la coordination entre les institutions et les niveaux de gouvernance
- Gérer les usages marins (par ex. extraction des fonds marins, aquaculture)
- Préserver le patrimoine culturel et environnemental ainsi que les paysages
- Diversifier le tourisme en s’appuyant sur les valeurs environnementales et culturelles
- Restaurer et protéger les écosystèmes côtiers, en particulier autour des embouchures des cours d’eau
- Cartographier les ressources territoriales et les défis afin d’orienter le développement futur
- Définir des approches politiques fondées sur des scénarios afin de répondre à l’évolution des pressions côtières
Résultats et réalisations
Le projet était structuré autour de deux composantes principales. Outre les activités horizontales (dans toutes les régions) telles que le renforcement des capacités, la collecte de données, la coordination institutionnelle et la participation des parties prenantes, les activités spécifiques aux régions étaient axées sur :
- Le renforcement des capacités de coordination
- La préservation des services écosystémiques
- L’évaluation de la durabilité des activités socio-économiques
Le PAC Italie a adopté un modèle de gestion de projet verte — appelé « Tavolo PAC » — intégrant la responsabilité environnementale dans chaque aspect de la conception et de la mise en œuvre du projet.
Cette approche a favorisé :
- Une « pensée verte » dans la planification et la prise de décision
- Des pratiques respectueuses de l’environnement (par ex. réduction des émissions liées au trafic, adoption de systèmes sans papier)
- Des méthodes durables conformes aux principes de la GIZC
Cet engagement en faveur de la durabilité écologique a fait du PAC Italie un projet pionnier parmi les projets PAC dans l’application des pratiques de gestion de projet verte.
Suivi
Le PAC Italie a apporté une expérience précieuse à la mise en œuvre de la GIZC aux niveaux national et régional. Les outils, méthodologies et pratiques vertes développés dans le cadre du projet constituent des modèles reproductibles pour d’autres régions. La poursuite de la coordination et de l’intégration des politiques demeure essentielle pour maintenir cette dynamique et inscrire durablement la GIZC dans le cadre de la planification côtière à long terme de l’Italie. Par ailleurs, la nécessité de renforcer la coopération transfrontalière et de développer de nouvelles approches, telles que la planification de l’espace maritime (PEM), a ouvert la voie à un nouveau PAC transfrontalier Otrante entre l’Italie et l’Albanie.




